24/05/2017

INTERLINGUISTIQUE

INTERLINGUISTIQUE

 

 

Dans le cadre de la branche appelée pour la première fois ‘interlinguistique’ par le linguiste danois Otto Jespersen (1860-1943), une étude scientifique approfondie  pourrait faire apparaître cette propriété extrinsèque de la langue wallonne utilisée par une population qui n’est d’ailleurs jamais restée refermée sur elle-même.  De tous temps, les habitants de la partie wallonne du pays ont été en contact avec des personnes s’exprimant dans d’autres langues et naguère, à Gueuzaine (en wallon: Gueûzéne), près de Malmedy, on entendait encore les petites filles réciter des comptines trilingues (wallon, allemand, français) et les marchands de Bastogne se recommander en allemand à la clientèle du pays des “Tiche” (personnes de langue germanique).

 

 

LANGUES ROMANES ET GERMANIQUES

 

Parmi les premiers à faire entrer la langue wallonne dans la ‘cour des grands’,- car le wallon est une langue avec 27 traits phonologiques, 54 traits morphologiques et surtout ... 115 traits syntaxiques différents du français  -, Léon Warnant, professeur à l’ULG, arrivait à la conclusion suivante dans une étude très fournie intitulée “La constitution phonique du mot wallon” (1956):

 

“Nous pouvons, d’autre part, confronter la fréquence des monosyllabes en wallon, en français en anglais et en allemand:

 

Wallon

Français

Anglais

Allemand

18,8 %

10,18 %

13,63 %

11 %                

Comme on le constate, le pourcentage propre au wallon est supérieur à celui de l’anglais, pour lequel on parle de tendance au monosyllabisme.” (p.138)

 

 

10:09 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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