24/05/2017

Li walon, crwèjelante lingwistike di l' Eûrope / Le wallon, carrefour linguistique de l'Europe

LE WALLON, CARREFOUR LINGUISTISQUE

DE L’EUROPE

 

Introduction à une étude comparative 

 

 

“This is a well-known phenomenon:

all speakers of minority languages (in comparative terms!)

tend to learn foreign languages more readily.”

J. Van Roey, directeur de l’Institut des Langues Vivantes

 

 “L’ensemble des dialectes wallons forme

une unité linguistique d’ un ordre supérieur. 

On peut convenir d’ appeler cette unité langue wallonne ou wallon.”

Feller, Jules, Notes de dialectologie wallonne, 1912, Liège, p.8

 

 

En lisant le ‘Dictionnaire des formes analogues en 7 langues (latin, italien, espagnol, français, anglais, néerlandais et allemand)’ de Raymond Geysen (éd. Duculot, 1985), il appert que le français et l’anglais sont les langues de liaison entre toutes ces langues.  Mais si l’on prend le temps d’insérer les formes wallonnes correspondantes, il semble que la langue wallonne est bien plus le trait d’union entre toutes ces langues, quant à la syntaxe, la sémantique, la morphologie et la phonologie.

  

Un philologue wallon, Roger Viroux, pour sa part a constaté la richesse phonologique du wallon:  on y trouve 43 sons et diphtongues, c’est-à-dire 7 de plus qu’en français: ex. en w.: trêze (13), mi (moi)(en anglais: until), tchôd (chaud), houbion (houblon) (le ‘h’ de ‘Honda’ en japonais), åbe (un arbre) (c’est le ‘å’  liégeois qu’on retrouve dans ‘Aarhus’, grande ville du Danemark), mohe (mouche en liégeois) (le ‘j’ de Juan en espagnol), walon (bilabial comme en anglais ‘wild’ (sauvage)), eûwe (eau en namurois), tchèrète (charrette) (comme en tchèque), djeu (jeu) (comme en italien ‘giocare’ (jouer)); le français en possède 2 qui sont inconnus en wallon: le ‘eu’ de beurre, et le ‘ou’ de oui.

A la lisière des contrées germaniques, pour toutes sortes de raisons économiques et politiques, le wallon a subi des influences de l’allemand et du néerlandais.  Comme l’anglais est leur langue soeur, influencée par les langues romanes et parfois proche du picard (comme dans ‘car’ (auto) qui voulait dire ‘char’ (cf le “Câr d’Ôr” du folklore montois en borain)), il n’était pas difficile de trouver des ressemblances entre le wallon et cette dernière. 

 Pour tout un chacun, la partie la plus visible d’une langue est sa phonologie.  Ainsi, on remarque qu’en début de mot, le wallon possède toutes les combinaisons existant en français, sauf ‘blw’ et ‘grw’ comme dans ‘Blois’ et ‘groin’, plus d’autres que l’on retrouve dans une, deux ou les trois langues germaniques voisines.

 

 

10:10 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

INTERLINGUISTIQUE

INTERLINGUISTIQUE

 

 

Dans le cadre de la branche appelée pour la première fois ‘interlinguistique’ par le linguiste danois Otto Jespersen (1860-1943), une étude scientifique approfondie  pourrait faire apparaître cette propriété extrinsèque de la langue wallonne utilisée par une population qui n’est d’ailleurs jamais restée refermée sur elle-même.  De tous temps, les habitants de la partie wallonne du pays ont été en contact avec des personnes s’exprimant dans d’autres langues et naguère, à Gueuzaine (en wallon: Gueûzéne), près de Malmedy, on entendait encore les petites filles réciter des comptines trilingues (wallon, allemand, français) et les marchands de Bastogne se recommander en allemand à la clientèle du pays des “Tiche” (personnes de langue germanique).

 

 

LANGUES ROMANES ET GERMANIQUES

 

Parmi les premiers à faire entrer la langue wallonne dans la ‘cour des grands’,- car le wallon est une langue avec 27 traits phonologiques, 54 traits morphologiques et surtout ... 115 traits syntaxiques différents du français  -, Léon Warnant, professeur à l’ULG, arrivait à la conclusion suivante dans une étude très fournie intitulée “La constitution phonique du mot wallon” (1956):

 

“Nous pouvons, d’autre part, confronter la fréquence des monosyllabes en wallon, en français en anglais et en allemand:

 

Wallon

Français

Anglais

Allemand

18,8 %

10,18 %

13,63 %

11 %                

Comme on le constate, le pourcentage propre au wallon est supérieur à celui de l’anglais, pour lequel on parle de tendance au monosyllabisme.” (p.138)

 

 

10:09 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

(sûte)

En voici quelques exemples, hormis des emprunts comme skate-board, ...:

skr-

W scrèper

N -

E to scrape

D

F

spl-

splinke

splijten

spleen

-

-

spr-

spritchî

sprookje

spring

-

-

str-

strinde

straat

street

-

-

sk-

skèter

-

skating

-

-

sl-

slaf

slapen

slang

-

-

sm-

smiyî

smijten

small

-

-

sn-

snazer

sneeuw

snake

-

-

zw-

zwèper

zwart

-

-

-

chl-

chlin

schlemiel

-

Schlange

-

dj-

dji

-

judge

-

-

tch-

tchèt

-

chicken

-

-

skw-

skwêre

-

square

-

squame

 

10:08 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/09/2010

(sûte)

N.B. Comparés à ces langues, certaines combinaisons sont même typiquement wallonnes.

aon-

aonti:

humilier

strw-

strwèt:

étroit

bj-

Bjin:

Vezin

zb-

sbassener:

gauler

gngn-

gngno:

genou

zbr-

sbrogneté:

abîmé

scl-

sclat:

éclat

zg-

sgoter:

égoutter

spw-

spwè:

pic-vert

zgr-

sgrignî:

engueuler

 

Dans les domaines de la morphologie, de la sémantique et de la syntaxe, voici quelques exemples présentant un certain intérêt pédagogique.  Les cas présentés ici isolément peuvent parfois se retrouver dans plusieurs langues à la fois.

 

Le wallon ‘bîre’ donne en néerlandais ‘bier’.  Le même son, alors qu'on dit ‘bière’ en français.  De même le wallon ‘rosti’ se traduit par ‘roosteren’ en néerlandais, mais ‘rôtir’ en français.  On retrouve les mêmes analogies dans le wallon ‘lèpe’, le néerlandais ‘lip’ alors que le français est ‘lèvre’.  On dit en wallon du centre ‘ci meur-ci èst 10 mètes hôt’, en néerlandais ‘deze muur is 10 meter hoog’ mais en français, cela devient ‘ce mur a 10 mètres de haut’.  Ou encore, en wallon de l'est, ‘nos-estîz nos deûs’ devient en néerlandais ‘we waren met ons beiden’ mais se dit en français ‘nous étions deux’.

 

En général, en anglais et en wallon, l'adjectif se place devant le nom auquel il se rattache.   ‘A beautiful house’ donne en wallon du  centre ‘one bèle maujone’, en wallon de l'est ‘ine bèle mohone’, et en français ‘une belle maison’.  Mais on dira aussi  en anglais ‘a white house’, en wallon du centre ‘one blanke maujone’, en wallon de l'est ‘ine blanke mohone’, tandis qu'on dit en français ‘une maison blanche’.  Dans des combinaisons verbales telles que ‘to throw away’, le wallon du centre donne ‘taper èvôye’ quand on dit en français ‘jeter’.  Ou encore ‘to brush away’ se traduit en wallon du centre ‘broucheter èvôye’ quand on dit en français ‘enlever avec un balai’.

 

En Allemagne, levez-vous ‘früh am Morgen’ (timpe au matin (tôt le matin)).  Au marché, allez acheter un ‘Papagei’ (påpigåy (EW), perroquet), ne vous égarez pas (sich verlaufen, ‘su forlôper’ (EW)).  Ici, ‘sie denken aneinander’, ‘chacun pense à l’autre’, ‘is pinsenut à n-on l’ôte’ (CW).   

19:53 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

(sûte)

Au Grand-Duché de Luxembourg, vous aurez le ‘Allerséilendag’ le 2 novembre, ‘li djoû dès-âmes’ (le jour des morts).  Vous pourrez y manger du ‘Kabes’ (cabus, chou), du ‘Stoffi’ (stofé, fromage blanc), des ‘Träipen’ (tripe, boudin), des ‘Porett’ (porète (EW), poireau) et une ‘Schalott (chalote, échalotte).

 

Les langues scandinaves ne doivent pas non plus être négligées.

Exemples:

 

WW

Français

Danois

Norvégien

(Bokmål)

Suédois

Islandais

 

djin

ome

homme

(général)

(opp. de femme)

 

menneske

mand

 

menneske

mann

 

människa

man

 

maður

karlmaður

famile

famille

en familie

en familie

en familj

 

gordène

rideau

et gardin

ei/et gardin

en gardin

 

gade /t/

chèvre

en ged

ei geit

en get

geit

qwårt (EW)

quart

kvart

kvart

kvart

 

Il èst l'qwârt après 2. (EW)

... 2 h. quart.

... over 2

... over 2

... över 2

... yfir 2

papî

 

et papir

et papir

 

pappír

nut'

 

nat

natt

natt

nótt

 

 

 

De leur côté, les langues romanes présentent entre elles des simitudes car elles découlent du latin.  Vu les formes de la conjugaison, du vocabulaire, il est même possible que le wallon en possède davantage avec le roumain, l’espagnol, l’italien, le portugais, voire le romanche, le corse, le catalan, l’occitan que le français.  Nous serions donc plus ‘latins’ mais aussi plus ‘germains’ que les Français!

 

En Italie, le son /I/ (de ritche) existe aussi comme dans ‘Napoli, mi’.  Attention si vous voyez une ‘vespa’ (en W: wèspe, F: guêpe)!  Sur la RAI, vous pouvez regarder la ‘tappa’ (W: tape, F: étape) du Giro.  A la fin de la course,  vous entendrez un coureur s’écrier: “Sono stanco morto. (= W du Centre: Dji so scrans mwârt: je suis extrêmement fatigué).  Pour l’essence, il vous faudra ‘una sosta DAL benzinaio’, ‘on-arèt DÉ L’pompisse‘, ‘un arrêt chez le pompiste’.  En conjugaison, ‘venire’ au futur aura les formes ‘verrò, verrai, verrà’, en wallon: ‘dji vêrè, ti vêrès, i vêrè’ (CW), en français: ‘Je viendrai, tu viendras, il viendra’; au conditionnel, ‘verrei, verresti, ...’, en w. ‘dji vêreu, ti vêreu, ..’, en F: ‘je viendrais, tu viendrais, ...’.

Quelle fête choisirez-vous pour visiter l’Espagne? ‘Los Reyes’ (lès Rwès, la fête des Rois), la ‘Cuaresma’ (Cwarème, Carême) ou la ‘Pentecostes’ (Pintecosse, Pentecôte)?  Vous y dégusterez du ‘conejo’ (conin, lapin), de la ‘sopa’ (sope, soupe).  S’il fait trop chaud, vous achèterez ‘un sombrero DE papel’, ‘on tchapia D’papî’, ‘un chapeau en papier’.  Quand un Wallon dira ‘Rind-me lès!’, un Espagnol répétera en disant ‘Devúelmelas’, un Français ‘Rends-les moi!’.  Avant d’aller dormir dans votre appartement, n’oubliez pas de ‘cerrar’ (sèrer, fermer) la porte d’entrée à clé!

 

19:52 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

(sûte)

A Porto, les dates fonctionnent comme en wallon: 1 de Dezembro de 1640 (1 d’décimbe 1640). On y mange un ‘bocado’ (bokèt, morceau) de ‘carne’ (tchâr / tchau, viande).  On aime bien de vous ‘mostrar’ (mostrer, montrer) des curiosités.  On y entend des bourdons ‘zunir’ (zûner, bruire) pendant la sieste.  A Lisbonne, si on vous indique le chemin qui conduit au Tage, vous pourrez demander ‘A que distância?’ (A qué distance?’ , ‘A quelle distance?’.

 

En Roumanie, désobéir, ne pas obéir, devient ‘a nu asculta’ (nin choûter’); déboucher ‘a destupa’ (distoper); studiu (stude, étude), etc.

 

Parmi les langues romanes moins répandues, on trouve même des rapprochements entre le wallon et le corse:

u melu

li mèlêye (EW) ou pomî

le pommier

Noms de fleuves ou de rivières: gén. sans article (p.147): ex.: Golu: le Golo: cf Moûse (la Meuse), Oûte (l’Ourthe).

Voli piova.

I vout ploûre.

Le temps est à la pluie

u pugnu  /u/

li pougn

le poing

 

N’oublions pas que, par rapport au français, le wallon se rapproche davantage du latin en bien des points, avec stramen - strin - paille, censa - cinse - ferme, malvitius - mauvi - merle, sororius - sorodje - beau-frère, rivus - ri (CW)/ rèw (EW) - ruisseau, in via - èvôye - en route, trectorium - traîtwè / trêteû - entonnoir, fasciare - fachî / fahî - emmaillotter, etc.

 

 

LES EMPRUNTS AU GREC ET AU LATIN: orthographe et prononciation

 

Il est intéressant de s’attarder sur l’orthographe des mots empruntés au vocabulaire gréco-latin dans les langues à travers l’Europe.  On s’aperçoit que le wallon,- écrit dans l’orthographe commune appelée orthographe Feller (du nom de l’auteur Jules Feller qui établit les règles modernes de l’orthographe wallonne au début du 20e siècle) -, est bien souvent plus proche que le français de règles utilisées sur tous les continents.

 

Ainsi,

·      le ‘ph’ en français va s’écrire ‘f’ comme dans ‘fosfori’ en finnois (phosphore), ‘asfalt’ en serbo-croate, ‘fizika’ en hongrois, ‘filosof’ en suédois, ‘alfabetisk’ en frison, ‘catastrofe’ en espagnol, ‘telefon’ en danois, ‘telefona’ en letton, ‘telefon’ en serbo-croate et en estonien

(= en wallon: fosfôre, asfal(t)e, fizike, filozofe, alfabètike, catastrofe, tèlèfone);  

·      ‘th’ va s’écrire ‘t’ en ‘aritmética, etnografia’ en portugais, ‘teologo’ en italien, ‘teater’ en danois, ‘metode’ en norvégien

 (= aritmètike, ètnografîye, tèyologue, tèyâte, mètôde);

·      ‘ch’ devant ‘r’ devient ‘c’ en italien et en espagnol: ‘crisantemo’, en roumain:

‘crestin’

( = crisantin.me (= sinte-catrine (OW)), crètyin (= crustin (EW));

·      ‘y’ se transforme en ‘i’ en ‘anonim’ en turc, ‘analisi’ en italien 

(= anonime, analise);

·      ‘-tion’  /sj/ devient ‘-sjon’ (‘imitasjon, stasjon’) en norvégien, ‘-ción’ en espagnol (‘atención) (= imitâcion, stâcion, atincion);

·      ‘x’ devient ‘ekstra’ en turc, ‘egzamin, egzotyczny en polonais, fikseerata en finnois (fixer en photographie) suivant la prononciation

(= èstra; ègzamin, ègzotike; ficser);

·      des consonnes géminées en français s’écrivent avec une seule lettre ailleurs quand on n’en prononce qu’une: ‘alumeto’ en esperanto, ‘cigareta’ en tchèque, ‘túnel’ en espagnol et en italien

(= alumète (= brocale), cigarète, tunél);

·      ‘rh’ devient ‘r’ en italien ‘reuma’ (= reûme: français: rhume);

·      ‘-que’ devient ‘k’ en letton: banka (pank en estonien), att parkera (parquer) en suédois, å risikere (risquer) en norvégien; teknik en danois

     (= banke, pârker, risker, tècnike); ...

 

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(sûte)

Les prononciations des mots empruntés dans ce pot commun et de bien d’autres mots présentent des rapprochements parfois surprenants.

 

La prononciation /ε/ pour la lettre ‘e’ (è en wallon) correspondant à ‘é’ en français  dans les emprunts est très répandue dans toute l’Europe:

italien: aritmetica - aritmètike - arithmétique;  teatro - tèyâte - théâtre; telefono - tèlèfone - téléphone; serbo-croate: akadèmija, akadèmik - acadèmîye, acadèmike - académie, académique; hongrois: reklam - rèclame - réclame; portugais: sistema - sistème- système; turc: ekonomi - èconomîye- économie; polonais: aerodynamica - aèrodinamike - aérodynamique; grec: telejerik - tèlèfèrike - téléphérique.

 

Le /j/ de liaison entre 2 voyelles: serbo-croate: vijadukt  - vi(y)aduk;  piyano, biyoloji en turc - piyanô, biyolojîye.

Le ‘eu’ (de deux; w.: eû): desertør (danois), möbler (suédois), direktør (en norvégien),

aktör, tractör (turc) - d’zârteû, meûbes, dirècteûr, acteûr, tracteûr.

Le ‘tch’ en letton, en lituanien, en italien, ...  comme en wallon ‘tchiminéye’ (cheminée); le ‘dj’ en hongrois ‘magiar’, en indonésien’Jakarta’ et en wallon ‘djus’ (jus), ‘djaurner’ (germer).

Le /lj/ dans ‘bataljun’ en serbo-croate, ‘biljart’ en néerlandais - batalion, biliârd au lieu de /j/ en français: bataillon, billard.

 

La consonne finale originelle disparaît dans ‘kontak, direk’ en turc - contak, dîrèk.

Le ‘s’ étymologique comme dans ‘kështjella’ (château) en albanais, ‘at feste’ (fêter) en danois - tchèstia / tchèstê, fièster.

Le ‘sp-, st-’ dans ‘spinaq’ (épinards) en albanais,’å studere’ en norvégien, ‘studiu’ (étude) en roumain, en grec ‘stomaci‘ (estomac): spinach, studyî, stude, stomak.

Le ‘sk-’  að skrifa (en islandais), at skrive (en danois), scriobham (en gaélique) - scrîre.  Le ‘sb-’ comme en italien ‘sbagliare’, en gallois ‘Sbaen’ (Espagne) - en wallon, on a ‘sbârer’ (étonner).

Le ‘sg-’ comme en gallois: ‘sglefrio’ (patiner) - en wallon ‘sglite’ (traîneau).

 

La consonne finale change de prononciation.

L’islandais prononcera /d/ dans ‘dagur’ mais /t/ dans ‘öld’ comme en wallon ‘salade’ /t/, /b/ dans bati mais /p/ dans ‘lamb’ comme en wallon ‘mimbe’ (membre) /p/.  Une ‘geit’ sera une chèvre (gade /t/) .

De même, en turc: metre küp (m³) et en polonais teraz /s/ (maintenant) (en wallon: bâser /z/, one bâse /s/),  juz (avec un ‘z pointé’) /juch/: déjà (en wallon: ène caje (OW) /ch/) (cage de charbonnage)), en grec: ‘salata‘ et en russe “salat” pour le wallon salade. 

Toujours à propos du de la langue russe, John Westbury, dans “The status of regressive voicing assimilation as a rule of Russian, Texas linguistic forum 1, 1975, p. 132” , a déclaré ce qui suit:

‘The basis phonetic facts which must be comprehended in any treatment of the voicing of obstruents in Russian are as follows: word-finally, all obstruents (regardless of whether they are paired or unpaired for voicing) appear phonetically voiceless.

Thus /sud/ ‘lax, court’, /suda/ genitive singular ®[sut][suda]; /glaz/ ‘eye’, /glaza/ genitive singular[glas][glaza] ; /pirog/ ‘pie’, /piroga/ genitive singular ®  [pirok][piroga].”

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